L'agenda Icare

C'est l'été, alors pour rester dans le ton, j'ai relu ce livre qui m'avait été offert en 1992, et que j'avais un peu oublié. C'était d'ailleurs très bien comme ça.
Un mot sur l'histoire.
Une prise d'otages a lieu à l'ambassade américaine au Sultanat d'Oman. La situation est bloquée, quand un obscur Représentant américain (un député quoi) propose son aide au Département d'Etat pour libérer les otages. Cet Evan Kendrick a en effet longtemps travaillé dans la région d'Oman, et, outre sa connaissance du terrain, il tient aussi à se venger de l'homme qui est probablement derrière la prise d'otages, le "Madhi". Et comme il est tout costaud il va réussir presque tout seul son opération commando. Fin de la première partie.
La deuxième partie du roman se situe un an plus tard. Kendrick avait sollicité l'anonymat le plus absolu au Département d'Etat pour l'affaire d'Oman, et voilà que quelqu'un cafte. Pfff, tous pareils ces agents des "services"... Et son rôle de héros est révélé au public américain, et aux terroristes pour le même prix. Il n'aura alors plus qu'à choisir entre la mort et l'accession au pouvoir, puisque ceux qui ont révélé son rôle l'ont fait pour le propulser à la vice-présidence des Etats-Unis.
Alors, autant le dire, c'est un roman plutôt nul.
D'abord c'est très daté (1988, mais bon ce n'est pas la faute de l'auteur) : pas de téléphone portable, pas d'emails et positionnement GPS comme avec Jack Bauer. Le Kendrick, il fait plus penser au Commandant Sylvestre qu'à 24 H Chrono.
Ensuite, je pense que c'est plutôt mal traduit (ben oui, je l'ai lu en français). Un peu trop de répétitions de mots à mon goût.
Enfin et surtout, les scènes sont trop souvent ratées : on dirait que l'auteur a réalisé un film qu'il décrit pour un aveugle qui ne pourrait le regarder. En outre, pourquoi faut il toujours que le héros tombe amoureux au milieu d'une crise internationale ?
Bref, 800 pages ennuyeuses (moins que Philippe Sollers mais quand même), avec du bon sentiment patriotico-faussement critique qui dégouline de partout (un zeste de complot militaro-industriel, une pincée de conflit israëlo-arabe, et une grosse dose de gloire à la CIA).
En plus, c'est un peu lourd pour la plage (je l'ai lu dans une édition brochée)...


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