Le lessiveur

Quand il ne dirige pas Le Point et qu'il ne fait pas son intéressant à la télé (Chez FOG, France 5 le week-end mais pas en été, parce que pendant les vacances les télés nous repassent leurs merdouilles en réserve), Franz-Olivier Giesbert publie des romans.
Celui-ci est noir. Mais pas trop quand même (ce n'est pas Izzo). Et il s'agit en quelque sorte de la suite d'un autre roman, l'Immortel. Mais on peut très bien se passer de lire l'Immortel pour lire le lessiveur. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait.
Bref. L'histoire se déroule à Marseille, où un tueur en série s'évertue à ne liquider que des individus ayant une affaire sordide à se reprocher. Et à le faire proprement, dans un souci d'hygiène impeccable (d'où le surnom et le titre du livre). L'enquête est menée par la commissaire Marie Sastre, sujette à des crises d'eczéma, et par Charly Garlaban (l'Immortel), ancien truand, tout cela sur fond de magouilles locales, de réseaux d'influence etc...
C'est très joliment écrit, avé des mots de Marseille itou. C'est relativement court et enlevé. L'intrigue ne sert que d'alibi à évoquer Marseille et les joies de la politique locale (à Marseille ou ailleurs), ainsi qu'à tenter de deviner qui pourrait se cacher derrière certains portraits (mais à qui donc fait penser ce directeur de la police qui a des tics de l'épaule et qui veut être devant sur la photo ???).
Un très bon moment de lecture, estivale ou pas.
Chez Flammarion Noir (19,90 €).


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