jeudi 25 mars 2010

Saint-Laurent, mauvais garçon


Premier ouvrage de la sélection pour le prix Essai France Télévisions 2010, Saint-Laurent, mauvais garçon, de Marie-Dominique Lelièvre (Flammarion), est plus un portrait qu'une biographie.

Je ne vais pas résumer le livre, c'est la vie du couturier, vue à travers son entourage. Une succession de portraits pour en dresser un, une succession de situations.

Le livre est parfois très mondain, très superficiel et cruel comme le monde de la mode, "petit monde falsifié et calculateur".

Alors que les cinquante premières pages se révèlent intéressantes (genèse du livre, difficultés rencontrées, premiers pas d'YSL...), la suite est plombée par une avalanche de noms plus ou moins célèbres, du "name dropping" un peu inutile qui donne l'impression d'être utilisé juste pour montrer que l'auteur baigne dans ce milieu. Certaines phrases sont même carrément nulles : "l'olfaction consacre la fracture sociale" (l'auteur serait surprise de voir l'état de certains appartements de certaines populations dites favorisées).

C'est un petit peu dommage car c'est plutôt bien écrit, assez vachard, avec une construction qui se prêtait à un livre plus original et intéressant. Au final c'est microcosmique et sans grand intérêt.

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