lundi 24 décembre 2012

La formule de Dieu

570 pages sont nécessaires à José Rodrigues Dos Santos, le PPDA du Portugal, pour traiter, sous la forme d'un thriller honnête mais sans grand relief, la question de la preuve de l'existence de Dieu.

Car, autant révéler la fin de ce pavé immédiatement, le thriller est surtout un prétexte à une honnête entreprise de vulgarisation scientifique et philosophique, dont certains digressions sont, sinon indigestes, du moins un peu rébarbatives, cassant le rythme du roman.

L'intrigue met en scène un historien et cryptologue portugais, Tomas Noronha, dont on se demande parfois comment il a pu obtenir ses diplômes tant ses questions sont simplistes. Il est contacté pour une beauté iranienne, chercheur en physique nucléaire, pour décrypter un manuscrit d'Albert Einstein détenu par l'Iran. Bien évidemment, s'agissant d'un manuscrit d'Einstein, on peut penser qu'il a trait à la confection simple et secrète d'une terrifiante arme atomique. Naturellement, la CIA s'en mêle et persuade notre brave historien de travailler en secret pour elle. Après des péripéties aussi rapides que peu convaincantes, notre héros va se retrouver au Tibet avec sa belle iranienne, pour concilier science occidentale et sagesse orientale.

Trop long, trop simple, avec à l'inverse des digressions trop lourdes, ce livre, apparemment un best-seller, est globalement raté dans la forme qu'il ambitionnait, à savoir le roman. Il est cependant plutôt intéressant dans les quelques passages de vulgarisation évoqués plus haut.

A noter quelques coquilles typographiques, et surtout des imprécisions de traductions : le traducteur ne semble en effet pas connaitre le mot "milliard", préférant parler de mille millions, ou, pire, de billions et trillons (forme américaine), ce qui occasionne, parfois, des contresens assez malvenus.



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