jeudi 29 décembre 2011

La compagnie des menteurs

Élu meilleur roman historique de l'année 2008 par le New Yorkshire Times, La compagnie des menteurs, de Karen Maitland, usurpe quelque peu sa récompense.

En 1348, l'Angleterre est ravagée par la pestilence, combinaison probable des trois pestes (bubonique, pulmonaire, scepticémique). Neuf personnages, tous plus ou moins en fuite, vont tenter de monter vers le nord, pour devancer le fléau, et espérer ne pas être atteints avant l'hiver, dont le froid est susceptible de stopper la contagion. Tous ces personnages ont un secret, et tous sont tentés de mentir pour le protéger. Mais très vite, l'un d'eux est retrouvé pendu. La mort rôde, il faut avancer et savoir si le meurtrier est parmi les compagnons avant qu'il ne soit trop tard.

Si l'on excepte certains passages qui lorgnent un peu trop vers la fantasy à la sauce Tolkien, La Compagnie des menteurs est un honnête roman policier historique, très noir. Plus que l'intrigue et les secrets des protagonistes, l'intérêt réside dans un bonne description de l'Angleterre du milieu du XIVème siècle, même si l'aspect politique est eludé.

On regrettera cependant une narration un peu lente et un peu cliché : les méchants sont vraiment très méchants, les sages sont très sages et les femmes enceintes toujours en train de pleurer...

Il reste au final un bon roman d'ambiance, qui prend le temps de poser ses jalons, à la traduction très agréable, mais qui tend trop souvent à vouloir faire du sous-Umberto Eco, sans parvenir bien sur à égaler le maître italien.

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